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Récap techno de la semaine - № 190 - IBM/Red Hat, robot Nybble, nuage sous-marin, détecteur de party, etc.

IBM achète Red Hat

IBM, London.

© iStock.

IBM a annoncé qu’elle allait procéder à l’acquisition de Red Hat pour le montant conséquent de 34 milliards de dollars US. Red Hat, fondée en 1994, s’était fait connaître par une distribution Linux portant son nom qui fut largement utilisée jusqu’à son abandon en 2004. L’entreprise avait alors décidé de s’adresser exclusivement aux entreprises avec la distribution Red Hat Enterprise Linux, la clientèle grand public étant redirigée vers la distribution Fedora, un projet communautaire soutenu par Red Hat. Depuis des années, Red Hat s’est positionné comme un acteur important des logiciels et outils pour les serveurs et le nuage. C’est ce qu’IBM achète, souhaitant muscler son offre infonuagique face aux deux géants du secteur, Amazon (AWS) et Microsoft (Azure). IBM offre de payer comptant pour acheter toutes les actions de Red Hat à 190 $ chaque. Les actions de Red Hat avaient clôturé à 116,68 $ le vendredi précédant l’annonce de la transaction. Si elle est menée à terme, cette transaction sera la 3e plus importante de l’histoire de la tech aux États-Unis (après la fusion acquisition de Dell et AMC à 67 milliards et l’achat par JDS Uniphase du fabricant de composants optiques SDL pour 41 milliards). Red Hat deviendra une unité indépendante au sein de la division Hybrid Cloud. Un pari audacieux pour la vénérable International Business Machines Corporation.

The Register, “Official: IBM to gobble Red Hat for $34bn – yes, the enterprise Linux biz.”

Ars Technica, “This is fine: IBM acquires Red Hat.”

 

Nybble, le robot minou

Nybble.

Nybble © Rongzhong Li.

Les poils partout, les griffures sur les meubles, la litière à vider et l’odeur de la pâtée au foie de morue ne vous enchantent guère, mais vous trouvez les chats adorables ? Voilà une solution à étudier : le robot chat qui ne mange que de l’électricité. Nybble est un robot félin à l’ossature en fine feuilles de bois contreplaqué découpées au laser. Ses mouvements sont pilotés par un microcontrôleur sur mesure (avec une puce ATmega328P) compatible Arduino. Un Raspberry Pi optionnel peut être monté sur le dos de Nybble, pour lui donner un peu plus d’intelligence et l’aider dans sa perception du monde et ses décisions. Vous pouvez le programmer dans votre langage favori, et diriger le matou en lui donnant simplement des commandes courtes, telles que « marche » ou « tourne à gauche » ! Petoi Nybble, développé par Rongzhong Li, est un projet Indiegogo qui a déjà reçu 77 000 USD sur un objectif de 50 000. Les premières livraisons sont prévues pour avril 2019. Nybble est une optimisation d’une précédente version, OpenCat. Miaou.

Hackster.io, “Petoi Nybble.”

 

L’avenir du nuage est sous l’eau selon Microsoft

Project Natick.

Projet Natick, Écosse. © Microsoft.

Lors de la conférence Microsoft Future Decoded qui se déroule à Londres, Satya Nadella, PDG de Microsoft, a déclaré que l’entreprise mise sur les déploiements sous-marins pour étendre le nuage. Il a mis en avant la proximité : la moitié de la population mondiale vit à une distance inférieure à 200 km d’une côte, et être proche des utilisateurs permet de réduire les temps de latence, ce qui est capital pour des services en temps réel comme le futur service de streaming de jeux Xcloud de Microsoft. L’autre grand avantage cité par Nadella est la vitesse à laquelle les serveurs peuvent être déployés de cette façon. Il suffit d’immerger et brancher un “pod” rempli de serveurs, il n’y a pas de lourde infrastructure terrestre à construire. Ces pods sont conçus comme une unité scellée, déployée sous l’eau pendant cinq ans avant d’être remontée à la surface et remplacée. Ils sont bien évidemment refroidis à l’eau de mer, ce qui est encore un facteur d’économie. On peut aussi envisager de les alimenter grâce à des éoliennes en mer ou encore des hydroliennes (turbines hydrauliques sous-marines exploitant la force des courants).

Ars Technica, “Satya Nadella: The cloud is going to move underwater.”

 

Ne mentez pas au garde-frontière numérique

Passport.

© iStock.

L’Union européenne a lancé un projet iBorderCtrl afin de contrôler de façon plus approfondie les ressortissants de pays tiers qui veulent franchir les frontières de l’espace de Schengen. Les utilisateurs feront ainsi face à un garde-frontière numérique qui leur demandera de numériser leurs passeports et visas, et qui leur posera les questions habituelles. Grâce à l’intelligence artificielle, le système analysera les réponses et les micro-expressions de l’utilisateur pour déterminer s’il ment dans ses réponses. iBorderCtrl évaluera le risque représenté par le voyageur et décidera s’il lui donne le QR code qui permet de passer les barrières. Un essai de six mois aura lieu prochainement à quatre postes frontaliers en Hongrie, en Grèce et en Lettonie. Il est probable que l’expérience soit aussi, sinon plus, stressante qu’avec un agent humain pour les premiers cobayes de la technologie.

Mashable, “AI lie detector to be trialled at border control points in the EU.”

 

Détecteur de party

After the party.

© iStock.

Vous êtes en déplacement pour le travail et votre adolescent est à la maison avec une supervision minimale ? Vous lui avez dit de ne pas organiser de fêtes, mais comment être sûr qu’il obéisse ? Ces gadgets ne sont pas des caméras vidéo : voulez-vous vraiment voir ce qui se passe ? Et ce ne sont pas non plus des appareils d’enregistrement sonore — ce qui ferait entrer dans les questions de protection de la vie privée. C’est la gamme NoiseAware de capteurs de bruit connectés à Internet. Lorsque les décibels dépassent un certain seuil, l’appareil vous alerte. Si quelqu’un tente de trafiquer l’appareil, vous le saurez aussi, une caractéristique qui fait partie de la troisième génération de ce produit. Ces appareils rejoignent le Hub 360 de Hive et l’Alexa Guard d’Amazon juste à temps pour les achats des fêtes. Le NoiseAware 3e génération est disponible en précommande directement auprès de l’entreprise, et il sera livré le mois prochain. Le capteur intérieur est disponible au prix de 199 $ (après un prix de lancement de 149 $), tandis que le capteur extérieur est disponible avec la version intérieure au prix de 298 $ (mais initialement disponible pour 223 $). Vous devrez également prendre en compte le prix de l’abonnement au service, qui vous coûtera 99 $ par année après un prix de lancement de 79 $.

Circuit Breaker, “This sensor will alert your Airbnb host if it thinks you’re having a party.”

 

Cette entrée a été publiée dans Récap de la semaine
par Laurent Gloaguen.
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