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Récap techno de la semaine - № 197 - Jeu Google, visages générés par IA, écran enroulable, etc.

Jeu Google de l’année

Game of the Year.

Game of the Year. © Google.

Pour marquer la fin de l’année, Google propose un petit jeu sous forme de questionnaire à choix multiples qui permet de tester vos connaissances (ou votre intuition) sur les recherches qui ont été les plus populaires chez les internautes en 2018. Est-ce que les gens ont plus cherché Justin Trudeau ou bien Justin Bieber ? Laurel ou Yanny ? Vous avez 10 secondes pour répondre à chacune des 20 questions du « Game of the Year », mais trois mauvaises réponses déclenchent la fin du jeu. Comme les questions se font de plus en plus difficiles au fil du jeu, nous doutons que vous atteigniez la vingtième. Plus intéressant : la voix qui accompagne le jeu a été créée grâce à la technologie WaveNet, un réseau neuronal développé par DeepMind et entraîné avec un grand volume d’échantillons de voix. Vous pouvez régler la vitesse et la tonalité de la voix en début de partie.

Engadget, “Google’s ‘Game of the Year’ reminds you 2018 wasn’t complete trash.”

 

Visages générés par l’IA

AI face generation.

© Nvidia.

Des chercheurs de Nvidia ont créé une intelligence artificielle capable de générer des portraits réalistes d’individus imaginaires grâce à un réseau antagoniste génératif (GAN). Si on avait déjà vu des systèmes générant des visages humains, nous n’en avions jamais vu un donner des résultats d’une telle qualité. Les chercheurs ont testé le même modèle sur un corpus de photos de chats, mais, étrangement, les minous semblent plus réfractaires à la génération aléatoire. Les chercheurs notent dans leur papier : « Les chats continuent d’être un ensemble de données difficile en raison de l’intrinsèque haute variation des poses, des niveaux de zoom et des arrière-plans. » Bref, il faut une certaine homogénéité spatiale pour que le GAN donne le meilleur de lui-même.

AI cat generation.

PetaPixel, “These portraits were made by AI: none of these people exist.”

 

Écran enroulable

LG rollable OLED display.

Écran OLED enroulable. © LG Electronics.

Selon Bloomberg, LG Electronics prévoit de débuter l’an prochain la commercialisation d’un téléviseur à écran 65 pouces qui peut, sur simple pression d’un bouton, se rouler afin de disparaître dans une boîte. L’appareil a recours à la technologie OLED qui permet des écrans bien plus flexibles qu’avec les cristaux liquides (LCD). LG avait montré un prototype fonctionnel lors du CES 2018 en janvier dernier. Le conglomérat sud-coréen LG compte sur ces télévisions dites « enroulables » et les écrans OLED pour relancer sa branche électronique grand public qui est aux prises avec une concurrence chinoise accrue qui tire les prix vers le bas. Les écrans OLED n’ont représenté que 1,1 % du marché cette année. Aucun prix n’a été annoncé à ce jour.

Bloomberg, “LG plans to sell TVs that roll up like posters in 2019.”

 

La courbure des iPad Pro

An 11-inch iPad Pro with a slight bend right out of the box.

Un iPad Pro de 11 pouces neuf avec un léger cintrage. © The Verge.

Apple a confirmé à la rédaction de The Verge que certains de ses iPad Pro cuvée 2018 sont livrés avec une légère courbure du châssis en aluminium. Mais selon la société, il ne s’agit que d’un « effet secondaire du processus de fabrication » qui ne devrait pas s’aggraver avec le temps ou affecter négativement les performances de l’iPad de quelque manière. Bref, Apple ne considère pas cette courbure comme un défaut. Pourtant, les clients qui constatent que leur iPad ne repose pas correctement sur une surface plane jugent que c’est un vrai défaut de fabrication, peu acceptable pour un produit à ce prix. Comme cette courbure n’affecte pas tous les appareils, on ne peut pas vraiment parler de « normalité »… Chris Welch note avec justesse : « Même si c’est seulement cosmétique, le problème n’est pas du tout digne d’Apple, qui s’est forgée sa réputation dans les appareils ayant la meilleure finition et précision de fabrication du secteur ».

The Verge, “Apple confirms some iPad Pros ship slightly bent, but says it’s normal.”

 

Drone à géométrie variable

Morphing quadrotor.

Quadrirotor. © Université de Zurich, EPFL.

Peut-être avez-vous lu cet article dans le National Geographic sur la façon dont les oiseaux sont experts dans le rétrécissement de l’envergure de leurs ailes pour traverser en plein vol des espaces restreints ? C’était peut-être le dernier avantage concurrentiel qu’ils avaient encore sur les drones. Une équipe de scientifiques de l’Université de Zurich et de l’EPFL vient de les mettre au chômage. Leur projet vise à trouver un moyen d’utiliser des drones pour localiser et secourir les gens dans des endroits exigus et dangereux. Pour cela, le drone doit être capable d’entrer dans l’espace restreint en question. Avec leur grande envergure de bras ou d’ailes, la plupart des drones ne peuvent pas le faire. Basé sur un modèle de quadrotor assez conventionnel, mais avec des pièces imprimées en 3D, ce drone peut rétracter ses bras et même les enrouler autour de lui. Et même en vol, pendant que ses rotors tournent ! Grâce à sa capacité de vol stationnaire et de vol à basse vitesse, il peut ainsi exécuter les premières fonctions de recherche et sauvetage dans des espaces où un humain ou un chien aurait de la difficulté à se faufiler.

Techcrunch, “This drone shrinks to fit.”

 

Cette entrée a été publiée dans Récap de la semaine
par Laurent Gloaguen.
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