2017, l’année du m-commerce

Le commerce est l’une des plus vieilles activités humaines. L’origine latine (commercium, soit cum et merx — signifiant avec et marchandise) du mot même renvoie à la notion d’échange de biens entre individus. L’activité commerciale est au cœur de l’Histoire et à l’origine des conquêtes. Plusieurs historiens l’identifient même comme la pierre angulaire de la civilisation. Il est possible que les Sumériens, il y a 5 500 ans, aient inventé l’écriture pour tenir le compte de leurs activités commerciales. C’est peu dire.

Avance rapide jusqu’en 2017 et ce qui marquera certainement un point de bascule pour le commerce tel que nous le connaissons aujourd’hui. Cette année représente en effet celle où, selon les analystes, le commerce mobile (ou m-commerce), c’est-à-dire les achats effectués à partir d’un téléphone ou d’une tablette, commencera à dominer le e-commerce (commerce électronique).

Commerce : de détail, e- et m-

Cette année, le commerce de détail en général connaîtra une hausse modérée de 3,5 %, pour atteindre 5 billions de dollars US, selon une étude récente de la firme américaine eMarketer.

L’ensemble du e-commerce aux États-Unis représentera quant à lui 9,2 % des ventes au détail et 462,2 milliards $, soit une hausse de 16 % par rapport à 2016. De loin, la croissance la plus spectaculaire est pressentie pour le commerce mobile, qui devrait connaître une hausse annuelle vertigineuse de 35,5 % pour atteindre 157,1 milliards $.

C’est donc maintenant plus du tiers, soit 34 % des transactions électroniques qui seront désormais effectuées à l’aide d’un appareil mobile ! Alors que les achats effectués avec une tablette devraient continuer leur léger déclin, le téléphone intelligent représente à lui seul 65 % des appareils utilisés pour ces transactions.

Le commerce électronique : une vague de fond

L’étude d’eMarketer, qui n’est malheureusement pas disponible au grand public, démontre bien plusieurs tendances de fond qui bouleversent actuellement le commerce. Plus de 183 millions d’Américains, soit 67 % des personnes de plus de 14 ans, auront fait des achats en ligne en 2017. De ce nombre, près de 150 millions feront aussi au moins un achat à l’aide de leurs appareils mobiles. Selon la firme, c’est la première fois que les deux tiers de la population active sont devenus des « acheteurs numériques ».

Sur un horizon de 5 ans, le commerce électronique devrait atteindre près de 14 % des ventes au détail, pour une somme de près de 790 milliards $ en 2021.

L’essor du commerce mobile

Mais c’est véritablement le m-commerce qui devrait, selon plusieurs experts, devenir le courant dominant dans l’avenir, grâce à une série de mesures technologiques qui en amélioreront l’expérience.

On sait déjà que le temps quotidien passé sur Internet n’est pas partagé à parts égales : les adultes américains, par exemple, le répartissent entre leur téléphone à 59 % et un ordinateur à 41 %. Toutefois, jusqu’à tout récemment, leurs dollars dépensés en ligne montraient une grande disparité ; seulement 15 % allaient via le mobile et 85 % via l’ordinateur, fixe ou portable.

Pourquoi ? Différents facteurs inhérents au mobile nuisaient à l’adoption : les petits écrans, la vitesse de connexion, l’impression d’une sécurité moindre et le manque d’optimisation pour les téléphones intelligents.

Tout ceci est en train de changer, jouant en faveur du commerce mobile : les manufacturiers produisent des téléphones avec des écrans plus larges, les réseaux sociaux les plus populaires procurent des moyens d’acheter directement des biens sans quitter leurs plateformes et plusieurs marchands proposent un processus de paiement en un seul clic, pour autant que l’utilisateur ait entré ses informations au préalable.

Les Sumériens d’aujourd’hui s’appellent Amazon, Alibaba, eBay ou encore Walmart, et le mobile devient sans contredit le nouveau langage du commerce de détail. Les conquêtes à venir seront sans doute d’un autre ordre, mais une chose est sûre, le commerce ne sera désormais plus jamais le même.

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Cette entrée a été publiée dans Marketing numérique
par Karl Delagrange.
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