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 25 avril 2018

Les nouvelles promesses de l’Internet des objets

Depuis quelques années, l’Internet des objets (IdO, IoT) est sur toutes les lèvres dans le milieu technologique. Le rêve de voir des millions d’appareils interconnectés, du simple grille-pain à l’automobile, semble imminent et les experts nous vantent les bienfaits de l’interconnectivité des objets qui nous entourent. Le déploiement ne se fait pas sans heurts par contre, et plusieurs de promesses passées ne se sont pas avérées. Assiste-t-on enfin à une consolidation de l’industrie ?

Gartner affirme qu’il y aura environ 21 milliards d’objets connectés en 2020. Et selon la firme IDC, les investissements reliés à l’IoT atteindront au même moment 1,29 billion de dollars annuellement. Cela représente un énorme marché.

Les enjeux

Mais même si le marché est définitivement là, l’enjeu, c’est que les développements actuels apparaissent souvent chaotiques, avec comme toile de fond une absence de standards d’interopérabilité ainsi que des risques associés à la sécurité qui sont bien réels.

Ce phénomène est par ailleurs bien normal et a été observé lors des balbutiements de nombreuses industries disruptives au cours de l’histoire ! Au départ, de petits joueurs en côtoient des plus grands alors que la technologie qui supporte la transformation se développe à vitesse grand V. L’histoire nous apprend également que la consolidation représente souvent la prochaine étape vers une adoption universelle.

Ça y est ?

IBM a marqué un coup l’année dernière vers cette nouvelle étape, avec l’inauguration d’un nouveau siège social consacré à l’Internet des objets à Munich. Ce projet représente un investissement de plus de 200 millions de dollars. L’entreprise a aussi annoncé que des initiatives IoT sont en cours avec Visa, Bosch et les chemins de fer français (SNCF), entre autres. Fondés sur la technologie d’intelligence artificielle Watson développée par IBM, ces projets représentent une partie des 3 milliards de dollars d’investissements sur 4 ans qu’IBM avait mis de l’avant en 2014.

L’initiative avec Visa, qui contrôle 60 % des transactions par cartes de crédit dans le monde, verra l’intégration des technologies liées à l’authentification sur la plateforme Watson. Ainsi, n’importe quel objet connecté intégrant Watson pourra devenir une plateforme de paiement propulsée par Visa ! Il s’agit là peut-être de la première combinaison réelle et viable entre l’Iot et le commerce. Les appareils ainsi connectés pourraient procéder à des achats, de manière tout à fait transparente pour les utilisateurs. On peut penser à une imprimante qui commanderait sa propre encre selon le niveau restant par exemple, sans intervention humaine.

Azure Sphere, Microsoft.

Dans la même veine, l’intégration avec Bosch, le géant industriel allemand, permettra aux appareils de cette prestigieuse entreprise (électroménagers, outils, composantes automobiles…) de profiter du vaste réseau d’IBM pour entreposer, déployer et sécuriser les mises à jour de ses appareils. Ainsi, la compagnie pourra déployer des mises à niveau automatiques à des millions d’appareils connectés grâce à des procédures standardisées offertes par IBM.

Autre grand joueur à se placer sur le marché, Microsoft vient tout juste de présenter une très intéressante plateforme IoT orientée sécurité : Azure Sphere, qui allie microcontrôleurs sur mesure, service infonuagique et un système basé sur un noyau Linux (une grande première pour la firme de Redmond).

Même si certains verront l’ère de consolidation qui s’amorce comme la fin de l’ère de l’innovation débordante, il est à parier que le regroupement de grands joueurs mondiaux permettra un éclaircissement des règles et accélérera au final l’adoption par les consommateurs.

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