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Marilyne Périard
dans «  Culture geek  »,
05 mai 2017.

Le WàQ, la fête du Web à Québec

Marilyne, notre enthousiaste et passionnée conceptrice UX/UI à Gatineau, nous livre ses impressions sur la conférence WàQ à laquelle elle a assisté. Elle a vraiment beaucoup apprécié la cuvée 2017 de cet événement qui en est déjà à sa 6e édition…

Avez-vous déjà entendu parler du WàQ ? C’est sûr que vous ne pouvez pas me répondre là… mais après avoir lu cette page, je vous garantis que vous pourrez enfin dire… Ouinnn, ça me dit kekchose !

Le WàQ, c’est pour : Web à Québec. On parle d’un événement consacré au web et ses technologies, qui s’est déroulé sur trois jours du 4 au 6 avril derniers. Ça représente 1200 participants, ainsi que 83 conférenciers. Ce qui différencie le plus cet événement de tous les autres du genre sur notre continent, c’est qu’il s’agit du plus gros événement francophone sur le sujet en Amérique ! Un autre gros plus, c’est que le programme des conférences s’adresse à différents publics, autant aux développeurs qu’aux designers et qu’aux gens du marketing, et même simplement à ceux qui aiment les 5 à 7 épiques !

Le concept est assez simple : chaque jour, il y a deux conférences plénières qui s’adressent à tous ; les orateurs sont généralement des “big shots” du domaine, par exemple un développeur principal et évangéliste de Microsoft, Mat Velloso, qui nous présente les nouvelles tendances en matière de bots. Le reste du temps, il y a plusieurs conférences en même temps et ce sont alors des choix à faire ! Une conférence sur les bonnes pratiques UI et UX avec HoloLens ? Ou bien en apprendre plus sur le “deep learning” dans des petits projets de développement ? Souvent, on aurait envie de se dédoubler et de pouvoir être présent à chaque conférence. Mais bon, c’est impossible !

WàQ 2017, Joël Lord.

Le WàQ, qui existe depuis 2012, a toujours été un coup de cœur pour moi ! Des gens ultra sympathiques, au plein cœur du vieux port de la belle ville de Québec ! Et surtout se mettre à jour dans les sujets qui nous passionnent ! Lors de l’édition 2014, je peux vous dire, on entendait parler du “big data” constamment ! Il fallait collecter des données de nos utilisateurs ! Allez, allez ! Les “wearables”, les capteurs… c’était vraiment la tendance. Cependant, on parlait alors encore d’exploiter les données par nous-mêmes ! En 2017, les bots le feront pour nous, et ils sont en plus bien meilleurs que nous ! L’intelligence artificielle était vraiment la vedette de cette édition du WàQ. Bien sûr, on ne parle pas de robots comme dans les films de science-fiction. Il s’agit plutôt de systèmes logiciels qui n’auront plus besoin de nous pour exécuter des tâches. Ils collecteront, analyseront, et exécuteront sans notre intervention. On parle de code qui sait apprendre et peut se modifier par lui-même. Des robots qui pourront nous donner des diagnostics, nous offrir des recommandations, prédire et instrumenter les processus.

WàQ 2017.

En tant que designer d’interfaces-QA, je vous dirais que oui, j’ai eu un peu la crainte que mon emploi soit en jeu dans les années à venir. Les interfaces vont devenir de moins en moins importantes dans notre quotidien. Les systèmes vont apprendre par eux-mêmes ce que l’on veut, et nous aurons de moins en moins besoin d’interfaces complexes pour communiquer nos besoins. Plus nous produisons d’interfaces, plus les chances sont grandes de produire de mauvaises expériences utilisateurs. J’ai pu comprendre que les interfaces graphiques nous empêchent d’être 100 % adapté à chacun. La communication vocale ou rédigée va devenir la meilleure façon d’exprimer nos besoins à un système. Je crois cependant que dans des scénarios d’exploration de contenus ou de divertissement, le UI peut considérablement améliorer l’expérience. Par exemple, je pense à CNN qui a créé un “chatbot” qui génère beaucoup d’insatisfaction, et à H&M qui rencontre au contraire un grand succès. Je crois que l’avenir dans la vente est définitivement dans les chatbots. À la base, la vente est une conversation, un échange. L’interface peut difficilement reproduire le concept d’une discussion étant donné que nous voulons offrir tous les scénarios possibles afin de satisfaire tous les utilisateurs. La conversation directe permet d’éliminer les options qui ne sont pas utiles pour les utilisateurs et de fournir un service très personnalisé.

WàQ 2017.

Voici un blitz de trucs qui ont attiré mon attention cette année :

  • Les magasins avec intelligence artificielle et reconnaissance faciale des consommateurs par l’entreprise montréalaise Element AI.
  • La compagnie Sugru qui a su créer sa communauté autour de l’usage de ses produits.
  • Les techniques d’apprentissage automatisé pour identifier une langue avec notre collègue Joel Lord.
  • Opquast, une compagnie européenne qui a développé une certification sur les connaissances en bonnes pratiques web et accessibilité.
  • Le bot Tay, créé par Microsoft, qui a connu de bien mauvais moments. Et le robot Murphy qui imagine des réponses en images à des questions comme : “Et si Beethoven était une star du rock ?”.
  • Se questionner sur la pertinence des interfaces dans nos projets, avec le livre The Best Interface is No Interface de Golden Krishna.
  • La tendance générale à la location de services plutôt qu’à l’achat.
  • La collecte de données via Captcha pour les véhicules autonomes.
  • Adobe Sensei, Concept Canvas, le projet Dreamcatcher d’Autodesk, les robots Kiva/Amazon, ColorChameleon, Logojoy…
  • Et bien d’autres !

WàQ 2017.

Alors, on se voit au prochain WàQ ?

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