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L’enfer chez Tesla

Elon Musk sur scène, Freemont, Californie.

Elon Musk sur scène, Freemont, Californie. © Tesla.

Lors d’une sorte de cérémonie qui s’est tenue vendredi dernier à l’usine Tesla de Freemont en Californie, Elon Musk a procédé à la remise des clés des premières autos Model 3 fabriquées à une trentaine d’heureux clients. À l’occasion, il a annoncé à une foule d’employés : “Franchement, nous allons vivre un enfer de production. Pour au moins 6 mois, peut-être plus.” Effectivement, le défi à relever par Tesla pour sa première production de masse est énorme. Seules 50 autos ont été pour l’instant fabriquées, dont 20 qui sont gardées pour divers tests et validations, et l’entreprise veut passer sa capacité de production de 100 unités en août à 20 000 en décembre, ce qui représente un sacré coup d’accélérateur. Malgré cela, les gens qui ont passé une commande ces jours-ci devront attendre jusqu’à fin 2018 pour être livrés. L’urgence d’accélérer la cadence de production pour la Model 3 est aussi préoccupante pour les travailleurs des usines. Ceux-ci s’inquiètent d’un risque accru d’accidents en raison de la pression grandissante à produire. Un comité d’ouvriers appelé A Fair Future at Tesla (“Un futur juste chez Tesla”) a envoyé une lettre ouverte au conseil d’administration de l’entreprise pour se plaindre du manque de transparence sur les questions de sécurité au travail. Des données de 2015 du Bureau of Labor Statistics indiquaient que le taux d’accidents de Tesla était plus élevé que ceux des abattoirs et scieries.

Recode, “Elon Musk is preparing to go through ‘production hell’ to deliver Tesla’s Model 3 on time.”

Recode, “Tesla posted a record quarterly loss as it ramps up production for its first mass market vehicle.”

 

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