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Cela ne veut pas dire que je ne suis pas fier de nos réalisations, mais plutôt que j’aime mieux laisser les faits parler d’eux-mêmes. Notre profil Clutch.co en est un excellent exemple : je préfère grandement laisser nos clients parler de leur expérience avec nous que d’essayer de prouver notre expertise et professionnalisme.
Avec ce score du tonnerre (alerte au divulgâchage : nous sommes à 4,9 sur 5 au moment d’écrire ces mots), on serait porté à croire qu’il ne faudrait surtout pas toucher à la recette gagnante.
Peut-être, mais cela n’est pas ma lecture. Et ça aurait fait un article plutôt court.
Les dessous d’un score presque parfait
Notre profil Clutch.co est actif depuis plusieurs années. Notre note presque parfaite y est une excellente carte de visite et démontre le niveau de service auquel nos clients sont en droit de s’attendre.
Nous mesurons également le « Net Promoter Score » ( NPS) auprès de notre clientèle, et, là aussi, nous avons une note exceptionnelle de 83. Pas un seul détracteur en vue.
Ce que nos 26 avis sur Clutch et nos quelques 25 répondants NPS cachent, ce sont tous ceux et celles qui n’ont pas répondu à l’appel. Où sont les centaines de clients que nous avons servis depuis nos débuts en 2003 ?
Cette absence de données me garde réveillé, mais à quoi donc pense la majorité silencieuse ? C’est dans cette optique que nous avons entrepris un vaste chantier « expérience client » afin d’en avoir le cœur net, et, on va se le dire, me permettre de dormir la nuit.
L’expérience client : par où commencer ?
L’expérience client, c’est le cœur d’une compagnie de services. Probablement pour tous les types de compagnie, mais assurément pour le nôtre.
Tous les départements, tous les employé(e)s, peuvent directement rattacher ce qu’ils font à un client, ou au maximum avec un seul degré de séparation. Dans les fameux RACI, si tout le monde est Responsable de l’expérience client, qui est, ultimement, la seule personne imputable (Accountable) ?
La réponse facile serait de dire que c’est moi, mais on pourrait aussi pratiquement dire ça de tout.
Il a été plutôt convenu que l’équipe marketing aurait la charge de l’expérience de notre clientèle, ou plus spécifiquement notre vice-présidente marketing. Nous en avons profité pour changer son titre à « Vice-présidente, marketing et expérience client » afin de souligner l’importance que nous y accordons, et renforcer le fait qu’il ne s’agit pas d’un projet ayant un début, un milieu et une fin.
Maintenant qu’il y a une vice-présidence imputable, le tour est joué. Non ?
Systématiser des expériences humaines
L’expérience client repose sur une série d’interactions humaines. Les mots utilisés, le ton, la rapidité des échanges, le résultat sont tous très importants, mais ultimement, c’est le ressenti qui perdure vraiment dans le temps.
Comment faire donc pour s’assurer que l’expérience de nos clients soit mémorable, pour les bonnes raisons, de façon systématique, peu importe avec qui ils parlent ? Voici l’approche qu’on a choisi de prendre.
Il faut, en premier lieu, faire l’état des lieux :
- Qui parle aux clients ?
- À quel(s) moment(s) ?
- De quelle façon ?
Il est également essentiel de mesurer le niveau de satisfaction actuel de la clientèle. Difficile de s’améliorer si on ne sait pas d’où on part !
Comme mentionné auparavant, nous avions déjà une mesure indirecte par nos témoignages sur Clutch.co, et nous mesurons désormais systématiquement le NPS auprès de nos clients actifs. La prochaine étape sera de faire parler la majorité silencieuse, sans les aliéner.
Le plus grand défi, il reste devant nous. Une fois la cartographie de toutes les interactions client complétée, il faudra s’assurer de définir le RACI de chacune des étapes et s’assurer qu’il soit bien compris, et appliqué, par tout un chacun.
Ensuite, les standards (délais de réponse, modes de communication, niveau de langage à utiliser, etc.) devront être définis globalement, adaptés aux différents persona de notre clientèle, et notre personnel formé en conséquence. Et une fois cette étape bien implantée, nous pourrons nous questionner sur les moments clés de notre parcours client pour les enchanter et les fidéliser encore mieux qu’aujourd’hui.
Ce n’est pas une mince affaire, mais nous sommes convaincus qu’en ce monde en profonde transformation, une expérience client basée sur des relations humaines significatives demeure primordiale.
D’une conférence à l’autre, un même discours revenait souvent: avec l’intelligence artificielle, les organisations doivent voir les premiers résultats en quelques semaines, au plus quelques mois. On ne parle plus d’années pour calculer le ROI des initiatives IA.
Le modèle de développement logiciel est en train de changer en profondeur. Les équipes deviennent plus petites, des agents produisent du code de façon autonome, et le rôle des humains évolue : ils définissent l’objectif, encadrent le travail et vérifient le résultat.
C’est une transformation que nous vivons chez Spiria. Et nous nous demandons constamment : comment aller vite sans perdre le contrôle?
ALL IN est venu confirmer que nous allons dans la bonne direction.
Quand est-ce que c’est assez bon ?
Avec l’IA, obtenir un prototype fonctionnel n’a jamais été aussi rapide. Nous pouvons désormais être agiles à l’extrême.
Mais « ça fonctionne » ne veut pas dire « c’est prêt ». Quand des agents génèrent en une journée ce qui exigeait autrefois des semaines, il devient facile de confondre un prototype avec un logiciel terminé.
Alors, qu’est-ce qui doit être confirmé et vrai avant de pouvoir affirmer qu’une solution est suffisamment solide?
Pour y répondre, on doit penser à ce qui suit le prototype.
Le premier enjeu est souvent un coût caché à long terme: la maintenance, le support et la fiabilité.
Si les fondations ne sont pas assez solides, ces coûts ne seront pas nos seuls enjeux. Nous risquons aussi de livrer un logiciel de moins bonne qualité. Et moins bonne qualité est souvent synonyme de vulnérabilité marquée à des potentielles failles de sécurité.
Il faut donc ajuster les processus pour conserver cette vitesse, tout en misant sur la force de l’équipe. On doit faire intervenir les bonnes expertises, au bon moment, avant le déploiement. L’architecture, la sécurité, la qualité et l’expérience utilisateur doivent entrer dans la boucle avant que le prototype devienne la base d'un produit. Car un logiciel « assez bon » doit être bien programmé, mais surtout, il doit répondre aux besoins des utilisateurs.
On n’a pas la recette parfaite, mais la ligne d’arrivée ne change pas pour nous. C’est la façon de s’y rendre qui change complètement.
La gouvernance comme accélérateur
On associe souvent la gouvernance à la lenteur et à la lourdeur des processus. Avec l’agentique, elle peut au contraire devenir un accélérateur, c'est la clé pour aller plus vite. Pendant ALL IN, un conférencier l’a résumé ainsi : ce n’est pas la gouvernance qui ralentit l’IA, c’est son absence. Sans cadre, la vitesse gagnée en amont se perd en reprises, en incertitude et, surtout, en confiance.
Et même si on avance plus vite, il faut qu’on avance dans la bonne direction. Justement, une formulation d’une autre conférence, « systems over prompting », illustre bien où nous devons concentrer nos efforts. La performance ne tient pas à la qualité d’une requête isolée. Elle tient au système dans lequel l’agent travaille : des conventions claires, des tests, des étapes de validation bien définies. La gouvernance, c’est ce cadre. C’est elle qui permet aux agents d’aller vite sans dériver.
La responsabilité reste humaine
Un agent peut produire du code, mais il n'en est pas imputable. Dans un projet logiciel, la confiance repose ultimement sur les professionnels qui créent le produit. En opérations, on le sait; quand plusieurs personnes sont responsables de quelque chose, personne ne l’est vraiment. C’est pourquoi chaque agent doit avoir un responsable nommé : une personne, et non une équipe. Et parce que chaque logiciel que nous livrons est conçu sur mesure, quelqu’un doit aussi, dans chaque projet, valider ce que les agents produisent et pouvoir en répondre devant le client. Livrer, opérer, défendre.
Ce principe dépasse d’ailleurs le code et s’applique aussi à notre rôle de gestionnaires. Ne vous laissez pas tenter de déléguer à l’IA des choses difficiles que l’on devrait faire humain à humain, comme remplacer une discussion délicate par un courriel bien tourné. Une conférencière parlait même d’une forme d’atrophie du leadership. Il y a des tâches, des conversations et des moments qui devraient rester humains. L’IA peut nous aider à nous y préparer. Mais, elle ne devrait jamais avoir une conversation difficile à notre place.
Avancer avec confiance
La vitesse est nouvelle dans l'équation, mais la responsabilité, elle, est toujours la même. Les organisations qui tireront de la valeur de l’agentique seront celles qui sauront accélérer tout en gardant le contrôle sur ce qu’elles produisent, livrent et opèrent.
Vous aimeriez un coup de main pour utiliser l’IA avec confiance dans vos projets logiciels? Parlons-en.













