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La modernisation « human-first » : l'accélérateur silencieux de l'IA
L’intelligence artificielle (IA) promet beaucoup, mais son véritable potentiel reste sous-exploité.
Pourquoi ? Et bien, non pas parce que la technologie manque de maturité, mais parce qu’on oublie que l’usage humain reste le véritable levier de toute transformation numérique.
Eh oui, personne ne comprend les humains mieux que les humains.
C'est là qu'intervient l'approche « human-first », une philosophie simple : mettre les humains au coeur des changements technologiques, c’est-à-dire concevoir des outils et des systèmes qui travaillent réellement pour les personnes qui les utilisent.
L’objectif n’est pas de renforcer les solutions, mais d’abord de renforcer la compréhension du travail humain avant d’y intégrer une couche d’intelligence artificielle. Vous pouvez avoir les meilleurs systèmes du monde, si vos équipes ne sont pas prêtes, rien ne fonctionnera.
Chez Spiria, c’est un constat que nous faisons chaque jour. Les entreprises qui réussissent, ne modernisent pas uniquement leur infrastructure, elles modernisent la manière dont leurs équipes interagissent avec leurs outils, leurs données et leurs processus. Elles créent un terrain où l’IA peut devenir utile, lisible et durable.
Cet article explore comment une modernisation logicielle centrée sur l’humain prépare naturellement les organisations à accueillir une IA qui s’intègre avec fluidité, soutient les équipes et améliore leur travail pour un succès durable de l’IA.
1. Moderniser pour l’IA commence par moderniser pour les humains
Moderniser d'abord, puis se demander comment faire adopter l'IA ensuite.
Combien d'organisations ont fait cette erreur ?
L’envie d’intégrer l’IA est naturelle. Elle incarne le progrès, l’innovation et l’efficacité. Pourtant, dans la pratique, elle peine souvent à s’inscrire dans des environnements qui n’ont pas été conçus pour soutenir les usages des équipes.
Le résultat ? Des systèmes techniquement impressionnants mais sous-utilisés. Des équipes frustrées qui contournent les nouveaux outils pour revenir à leurs vieilles habitudes. Un ROI décevant qui pousse la direction à douter de l'IA elle-même.
Dans notre article précédent « Pourquoi les systèmes hérités cèdent sous la pression de l’IA », nous avons exploré les obstacles techniques des données fragmentées, des architectures rigides et de la dette technologique. Mais ces obstacles techniques ne sont qu'une partie du problème. L'autre partie, celle qu'on néglige trop souvent, réside dans les silos humains et organisationnels.
C’est pourquoi l’approche centrée sur l’humain est essentiel. Moderniser les systèmes non pas en fonction de la technologie, mais en fonction des humains qui en dépendent. Il s’agit de clarifier, de simplifier et de fluidifier afin que les outils deviennent un socle compréhensible, cohérent et aligné avec la réalité du terrain.
L’IA ne crée de la valeur que si elle s’inscrit dans un environnement que les humains maîtrisent déjà. Moderniser pour l’IA signifie donc moderniser pour les humains en premier.
2. Les trois fondations du human-ready : clarté, confiance, collaboration
Avant d’explorer ces fondations, rappelons une nuance essentielle, l’approche « human-first » est la méthode, tandis qu’être « human-ready » en est le résultat. Autrement dit, une organisation atteint cet état lorsque la modernisation est réellement pensée pour les humains et mise en pratique.
Ces piliers en sont la base :
1. Clarté
La clarté consiste à rendre les systèmes lisibles, les processus compréhensibles et les outils intuitifs.
On ne parle pas d’une transparence technique, mais plutôt d’une transparence opérationnelle. Quelles données l'IA utilise-t-elle ? Pourquoi elle recommande telle action plutôt qu'une autre ? Quelles sont ses limites ?
Les équipes doivent comprendre ce qu’un système fait, comment il le fait et pourquoi il le fait.
Cette clarté réduit l’incertitude et ouvre la voie à une utilisation naturelle de l’IA.
Elle permet aux utilisateurs de savoir quand ils peuvent faire confiance à l'algorithme et quand ils doivent exercer leur jugement professionnel.
2. Confiance
La confiance est le cœur invisible de toute adoption technologique.
Elle se construit au fur et à mesure, mais surtout elle commence par la preuve.
Créer la confiance avec l’utilisation de l’IA exige des résultats tangibles et vérifiables avec des systèmes robustes et fiables. Les équipes doivent voir que l'IA améliore vraiment leur travail au lieu de le complexifier et qu'elle respecte leurs contraintes opérationnelles plutôt que de les ignorer.
La formation continue joue ici un rôle essentiel. Pas seulement au lancement d’un projet, mais au fil du temps, pour permettre aux équipes d’explorer, de poser des questions et de développer une intuition technologique.
C’est lorsque cette confiance s’installe que l’IA devient réellement utile.
3. Collaboration
La collaboration est ce qui donne vie à tout le reste.
Un projet IA échoue rarement pour des raisons algorithmiques, mais souvent parce que les humains n’ont pas été consultés assez tôt.
Préparer les équipes à collaborer avec l’IA implique de comprendre leurs irritants réels, leurs décisions critiques et leurs contraintes opérationnelles. C’est cette connaissance humaine qui permet à l’IA de trouver sa place dans le flux de travail.
Une IA peut optimiser un processus, mais seule une équipe peut en comprendre la nuance, le contexte et l’intention. C’est dans cette complémentarité que réside sa véritable valeur.
De AI-ready à Human-ready : deux notions souvent confondues
Beaucoup d’organisations se concentrent sur le fait de devenir « AI-ready », avec une infrastructure modernisée, des données centralisées et de nouveaux outils intelligents. Mais cela ne suffit pas si les humains ne sont pas prêts à utiliser ces outils.
Être « human-ready », c’est autre chose, c’est le résultat d’une approche « human-first ». C’est disposer de systèmes simples, de processus clarifiés et d’outils qui respectent les usages réels. C’est créer un terrain où les équipes comprennent la technologie, lui font confiance et peuvent l’appliquer avec discernement. Et c'est cette préparation humaine qui doit venir en premier.
Trop d'organisations traitent la modernisation comme un projet TI isolé. Elles investissent des millions dans de nouvelles infrastructures sans jamais questionner l'expérience utilisateur. Mais à quoi sert un système performant si personne ne souhaite l'utiliser ?
Les entreprises qui réussissent leur transformation ne se contentent pas d'adopter des outils IA. Elles préparent leurs équipes à les intégrer dans leurs pratiques quotidiennes, avant même le premier déploiement.
Elles adaptent leurs processus en amont. Elles clarifient leurs rôles et responsabilités avant que l'IA n'arrive. Elles construisent la confiance pendant la phase de conception, pas après les premiers échecs.
Elles investissent dans une transformation organisationnelle durable où l'humain reste au centre de la décision dès le premier jour du projet.
Et si la clé du succès IA était simplement humaine ?
La modernisation «human-first » n'est pas une mode.
C'est une philosophie de travail qui reconnaît une vérité simple, celle de la performance durable qui se construit sur des fondations humaines solides, pas seulement sur des algorithmes performants.
Moderniser, c’est créer des systèmes plus clairs, plus fiables et plus humains, des systèmes capables d’évoluer au rythme des organisations qu’ils soutiennent.
Chez Spiria, cette conviction guide notre accompagnement dans les projets de modernisation et d’intégration IA. Nous aidons les organisations à bâtir des solutions sur mesure qui soutiennent les humains pour que l’IA puisse réellement tenir ses promesses.
Parce que le socle du succès IA repose sur une approche qui permet de construire une intelligence artificielle utile, durable et profondément humaine.
Et si la meilleure façon de réussir avec l’IA consistait simplement à remettre l’humain au cœur de la modernisation ?
Pourquoi les systèmes hérités cèdent sous la pression de l'IA ?
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle (IA) s’impose dans toutes les discussions stratégiques et de croissance d'entreprise. Jusqu’ici, on ne vous apprend rien.
Pourtant, dès qu’on sort du cadre théorique, c’est une tout autre histoire. Alors que les budgets alloués aux projets d’IA explosent, certaines organisations se retrouvent face à un frein majeur qu’elles n’avaient pas vraiment anticipées : leurs systèmes hérités freinent leur transformation.
Une réalité qui fait écho dans votre entreprise ?
Le véritable obstacle n'est même pas la complexité de l'IA. C'est le décalage de vos systèmes. Ils n'ont jamais été pensés pour les standards d'aujourd'hui. Ils manquent trois éléments cruciaux : des données propres et fiables, une capacité d’intégration flexible et une puissance de calcul.
Comprendre ces limites permet de clarifier pourquoi la modernisation des applications est passée d'un choix technique à une nécessité stratégique.
1. Données propres : le carburant de l'IA
Est-ce que vos données seraient exploitables par l’IA dès aujourd’hui ? Si votre réponse était un "absolument", vous auriez probablement déjà fermé cet onglet.
L'efficacité de l'IA dépend entièrement sur l'accès à des données propres, structurées et présentées de manière cohérente. Pour générer des analyses fiables, les algorithmes d'apprentissage automatique ont besoin d’une exactitude absolue dans leurs données sources. Un léger défaut de qualité peut rapidement affecter la performance de l'ensemble du système intelligent.
Mais constatons ensemble la réalité des faits pour les systèmes hérités. Les informations sont rassemblées de manière désordonnée et incohérente, elles sont conservées dans des formats incompatibles et ne disposent pas de la gouvernance requise pour garantir l'intégrité des données à long terme. Résultat ? Vos données existent en silos avec des formats contradictoires, ce qui est exactement l'opposé de ce dont l'IA a besoin.
Ces déficiences analytiques conduisent en un frein considérable pour les entreprises qui cherchent à valoriser leurs données comme un actif stratégique.
Cette situation vous semble familière ? C'est le signe que votre infrastructure actuelle freine votre compétitivité.
Les conséquences sont directes, pendant que vous vous débattez avec des informations incohérentes, vos concurrents exploitent déjà l'analyse prédictive et l'automatisation intelligente. Cette différence de maturité donnée se traduit rapidement en désavantage concurrentiel.
La modernisation des architectures de données élimine ces problèmes de qualité, en offrant des systèmes de gouvernance automatisée, des pipelines de validation temps réel et une structuration uniforme qui transforment vos informations en ressources directement utilisables par l'IA.
2. Intégrations flexibles : l'écosystème unifié
Combien de temps consacrez-vous aux intégrations personnalisées ? Si vous devez réfléchir, c’est déjà trop.
L'IA exige une vue complète et unifiée des données. Les systèmes hérités créent l’environnement inverse, ou chaque connexion personnalisée ajoute de la complexité et des points de défaillance.
La majorité des organisations opèrent avec plusieurs infrastructures qui n’ont jamais été pensées pour communiquer efficacement entre elles, ce qui crée des obstacles importants à l’intégration.
Prenons un exemple concret : les informations clients vivent parfois sous différentes formes dans vos systèmes marketing, ventes et support. Chaque système parle son propre langage. De ce fait, avant d’alimenter l’IA, les données devront être transformées, nettoyer, harmoniser. Cette complexité limite les projets IA à des cas d'usage isolés.
La solution ? Une architecture API-first.
L’architecture applicative moderne répond à ces défis grâce à une conception orientée interfaces de programmation applicative (Application Programming Interface - API). Au lieu d’imposer des intégrations complexes entre systèmes incompatibles, elles offrent une connectivité standardisée qui permet un partage de données fluide et une intégration d’IA homogène dans tout l’écosystème technologique.
3. Ressources élastiques : l'infrastructure qui s'adapte
Combien de fois vos systèmes ont-ils flanché lors de pics d'activité imprévus ? Si ce n'est pas zéro, imaginez ce qui arrivera avec les demandes supplémentaires de l'IA.
Cette question révèle souvent les limites les plus critiques de vos infrastructures, leur manque d’évolutivité. L'enjeu vient du besoin important de ressources des applications d’IA en plus d’une grande flexibilité pour gérer des charges de travail variables.
Les systèmes hérités atteignent rapidement leur plafond, car ils ont été conçus pour des charges prévisibles et statiques. Ces plateformes sont inadaptées aux besoins de calcul dynamique imposés par l’IA.
Que se passe-t-il quand une organisation tente d’y greffer l’IA ? Il est fréquent que les plateformes rencontrent des pannes de système, une dégradation des performances et une instabilité opérationnelle. Pire encore, la dette technique s'est accumulée depuis des années. Cette dette technique représente l'ensemble des raccourcis de développement, correctifs temporaires et contournements qui rendent progressivement votre système plus difficile et coûteux à maintenir. Ces signes indiquent une inadéquation fondamentale dans l’architecture.
Ce fardeau empêche d’investir dans l’innovation et la modernisation, créant un cercle vicieux où les systèmes hérités deviennent petit à petit obsolètes. Sans cette flexibilité requise, les entreprises passent à côté d’avancées essentielles dans le domaine de l’apprentissage automatique et de l’automatisation intelligente.
L’adoption de solutions modernes permet de résoudre ces défis d'évolutivité, en proposant une attribution dynamique des ressources, une véritable agilité grâce aux microservices et une compatibilité avec les technologies actuelles d’IA.
Préparer votre organisation à un avenir axé sur l’IA
Prêt à transformer vos contraintes en avantages ?
Vos systèmes hérités ne condamnent pas vos ambitions IA, mais ils exigent une transformation réfléchie. Ceux qui en sont conscients et qui investissent dans une modernisation d’application seront à la pointe de leur secteur grâce à la prise de décision éclairée basée sur les données.
L’essentiel consiste à aborder la transformation de manière stratégique, avec les exigences d’IA informant les décisions architecturales et les priorités d’implémentation. Cela signifie investir dans des cadres (frameworks) qui assurent la qualité des données, une conception orientée API, une infrastructure infonuagique évolutive et des pratiques de développement modernes qui supportent l’innovation continue.
Le coût de la modernisation est significatif, mais le coût de rester sur des systèmes hérités qui deviennent petit à petit obsolètes pendant que les concurrents exploitent les avantages de l’IA s’avère souvent bien plus élevé. Le calcul est simple : rester sur du des systèmes existants coûte plus cher que moderniser.
Au-delà de l’IA, la modernisation offre des avantages stratégiques plus larges. Les infrastructures modernes permettent aux entreprises de réagir plus rapidement aux opportunités de marché, implanter de nouvelles technologies plus vite et maintenir un positionnement concurrentiel tandis que les exigences évoluent.
L’investissement d’aujourd’hui devient l’avantage concurrentiel qui soutient la position de marché de votre organisation demain.
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Combien d'entreprises commencent leur projet de modernisation par cette phrase : "Je sais exactement ce que je veux, pourquoi payer pour une analyse ?"
Si vous entendez cette phrase dans votre entreprise (ou si vous l'avez déjà prononcée), vous n'êtes pas seuls. Mais c’est un peu comme dire à un architecte : "J'ai besoin d'une maison, creusez-moi ça demain matin."
Bien évidemment, on ne construirait jamais sa maison de rêve sans plans détaillés, sans étude de sol, sans permis. Pourtant, c'est exactement ce qu'on fait avec nos systèmes d'affaires qui valent des milliers de dollars. Drôle de logique, non ?
Alors, comment avancer avec lucidité plutôt qu’à l’aveugle pour une bonne préparation stratégique ? Deux points qui font toute la différence : définir vos objectifs d’affaires et comprendre vos utilisateurs finaux.
Clarifier vos objectifs d’affaires
« On sait déjà ce qu'on veut » En êtes-vous sûr ?
Bien souvent, ce que l’on croit vouloir n’est qu’une partie du tableau et cette certitude peut coûter cher...
Voici quelques réalités souvent sous-estimées dans la plupart des projets de modernisation :
Ce qui se cache sous le capot de vos systèmes
Vos applications ne vivent pas en ermites. Elles échangent entre elles par des interfaces de programmation d'application qui ne sont plus fluides, partagent des bases de données parfois désordonnées et s'appuient sur des petits arrangements réalisés par vos équipes, que plus personne ne documente aujourd’hui.
Dans ce cadre, choisir de modifier un élément sans avoir au préalable cartographier ces interdépendances, c'est comme jouer au Jenga avec votre infrastructure. Un audit approfondi de vos systèmes va permettre de venir révéler ces liens cachés et permet d’anticiper les impacts en cascade.
Les vrais coûts cachés de la migration
Le prix d'une nouvelle technologie ce n'est jamais juste la licence. La formation des équipes, la migration des données, les tests d'intégration, la période de rodage... Tous ces coûts indirects peuvent souvent représenter une grosse partie du budget total du projet. En venant les identifier dès le départ, on transforme les surprises désagréables en lignes budgétaires qui seront maîtrisées.
L'impact réel sur vos processus métier
Changer de système, c'est souvent également changer la façon de travailler. Vos équipes ont développé mille et une astuces pour parvenir à contourner les bugs, à accélérer les processus et à créer des raccourcis qui compensent les limites actuelles. Avec le temps, ces habitudes deviennent invisibles... jusqu'à ce qu'elles ne fonctionnent plus. Prendre le temps de comprendre ces impacts humains, c'est toute la différence pour assurer la réussite de la transition.
Quand l'IA révèle tout ce qu'on préférait ignorer
À tous ces défis, vient s’ajouter celui l’intelligence artificielle (IA) qui peut dans certains cas complexifier l’équation. Vouloir « juste ajouter de l’lA » à un système qui est mal préparé va amplifier tous vos enjeux existants. L’IA exige des données qui sont propres, structurées, gouvernées, sinon elle va révéler instantanément les incohérences, les doublons et les formats obsolètes. Sans fondations solides, l'IA devient un multiplicateur de problèmes plutôt qu'un accélérateur d'efficacité.
Comment sortir du brouillard ?
La clé ? Une approche structurée qui mène à la réussite du projet.
Commencer par prendre le temps d'analyser votre écosystème complet : ateliers collaboratifs avec toutes les parties prenantes et non pas juste informatique. Ensuite, on cartographie les flux de données réels, on audite les contraintes techniques cachées, et surtout, on définit les vrais objectifs d’affaires avec des indicateurs de succès mesurables.
Le résultat ? Vous passez de «on pense que...» à «on sait que...», avec une feuille de route qui anticipe les obstacles au lieu de les découvrir en cours de route.
Chez Spiria, nos équipes d’analystes d’affaires, de développeurs et de designers ne livrent pas juste un plan, ils se joignent à vous comme partenaires techniques pour cartographier tout votre écosystème, révéler les dépendances invisibles et construire une feuille de route alignée sur vos objectifs d'affaires.
Comprendre vos utilisateurs finaux (UX/UI)
« Nos équipes vont s'adapter » Est-ce si simple ?
C’est le grand piège : tout miser sur la technologie et sur le budget, mais en oubliant ceux qui vont réellement vivre avec la solution, vos utilisateurs. Leurs réalités sont bien différentes, ainsi que leurs attentes.
Un projet qui néglige cette dimension court un risque majeur : livrer un système robuste sur le papier, mais inutilisé en pratique. Et évidemment un outil qui n’est pas adopté, c’est un investissement perdu.
Les 4 piliers de l'adoption utilisateur :
- Dépasser les suppositions
Il existe trop de projets qui partent de ce que les dirigeants pensent que leurs équipes font, plutôt que de ce qu'elles font vraiment. Grosse différence. Les vrais comportements, les vraies frustrations, les vrais contextes d'usage émergent seulement par une observation directe et des entretiens approfondis.
- Concevoir l'architecture comme pensent vos équipes
Vos utilisateurs ne cherchent pas à admirer votre interface, mais à accomplir leurs tâches efficacement. Organiser les fonctionnalités selon leurs objectifs réels va permettre de transformer la navigation en parcours fluide. En effet, ce qui différencie une bonne architecture d'information, c’est qu’elle devienne invisible pour l'utilisateur, c’est à-dire qu’il trouve ce qu'il cherche sans réfléchir.
- Prototypage : Tester avant de construire
Faire tester des prototypes interactifs avec de vrais personnes vient révéler les ajustements nécessaires, avant qu'ils deviennent très coûteux à corriger. Que ce soit un bouton mal placé, un processus trop long ou une terminologie confuse, le prototype va permettre d’éviter des semaines de redéveloppement.
- L'IA au service de l'utilisateur, pas l'inverse
L'intelligence artificielle la plus sophistiquée rate sa mission si elle ne correspond pas aux habitudes et contraintes réelles des utilisateurs. Une approche centrée sur leur flux de travail va garantir que l'IA amplifie l'efficacité plutôt que de créer de nouvelles frustrations.
Comment garantir l'adoption ?
La clé ? En vous plongeant dans la réalité terrain dès le départ, pas à la fin.
Comprendre pourquoi vos utilisateurs prennent tel raccourci, identifier leurs vrais défis, observer dans quel contexte ils travaillent (bureau calme, aire de bureau ouverte bruyante, déplacements constants). Cette compréhension détaillée oriente chaque choix de conception vers l'adoption réelle plutôt que vers des suppositions.
Le résultat ? Une solution avec un meilleur taux d'adoption qui protège votre investissement plutôt que de le gaspiller.
Chez Spiria, durant notre phase d'analyse approfondie (Phase Découverte), nos équipes de design UX/UI plongent dans votre réalité terrain, mènent des entretiens avec vos différents départements, observent les parcours réels et transforment les irritants en critères de conception mesurables.
Les fondations d'un succès durable
Moderniser sur des fondations fragiles, c'est comme bâtir une maison directement sur la terre, sans dalle de béton. Ça tient... jusqu'à la première tempête.
Les entreprises qui investissent dans la préparation sérieuse livrent plus vite et voient leurs équipes adopter naturellement les nouveaux outils.
En 2025, l'IA accélère cette logique. Elle amplifie ce qui existe : des bases solides deviennent un levier puissant, des bases fragiles créent des complications. Cette réalité rend la préparation encore plus importante.
Oui, bien préparer demande plus de temps et d'investissement initial. Mais il faut prendre en compte le coût total : les entreprises qui préparent rigoureusement évitent les refontes de flux de données, les corrections successives et les mois d'ajustements après le lancement. L'investissement de départ se rentabilise rapidement quand vous n'avez pas à tout reconstruire six mois plus tard.
Pendant que vos concurrents corrigent leurs erreurs de planification, vous êtes déjà en train d'optimiser. Cette longueur d'avance, elle se compte en trimestres, et en parts de marché.
La préparation, c’est ce qui transforme l’incertitude en vision claire.C’est le moment où les décisions stratégiques prennent forme, où les risques se maîtrisent, et où chaque dollar investi soutient la réussite à long terme.









