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Ce qu’il faut considérer avant d’investir dans le « cloud »

Les technologies « cloud » sont en croissance exponentielle : en 2013, la valeur de ce marché était déjà évaluée à une somme fort respectable d’environ 53 milliards US $. Les prédictions pour 2020 ? Un « modeste » 191 milliards US $ !

Le plus grand avantage des services cloud, c’est bien sûr leur interopérabilité et leur flexibilité : elles permettent aux utilisateurs d’accéder à leurs données, leurs fichiers et leurs applications à partir de n’importe quel appareil et de n’importe où. Pour les entreprises, le bénéfice réside surtout dans la possibilité d’externaliser des éléments absolument nécessaires au bon fonctionnement d’une compagnie (logiciels, serveurs) mais qui représentaient auparavant des investissements initiaux et une gestion considérables.

Voici un court survol de ce qu’il faut considérer avant de décider de se tourner vers ces technologies.

Les services offerts

Il existe trois principaux volets d’offre dans les technologies cloud.

1. Infrastructure as a Service (Infrastructure en tant que service).

Ce volet permet aux entreprises qui ne souhaitent pas investir massivement dans les composantes matérielles et leur entretien de se procurer des serveurs ou de l’espace pour entreposer des données.

2. Software as a Service (Logiciel en tant que service).

Il s’agit du volet de loin le plus important et qui connaît la plus forte croissance. Le modèle d’affaires est habituellement l’abonnement : les utilisateurs peuvent payer pour une période donnée, mais aussi pour un certain volume d’utilisation, ou encore au besoin ponctuel.

3. Platform as a Service (Plate-forme en tant que service).

C’est le service “Infrastructure as a Service” augmenté d’une surcouche logicielle. Par exemple, dans le cas d’un serveur virtuel, c’est le prestataire qui fournit, installe et maintient le système d’exploitation.

Les coûts à long terme

Les technologies cloud permettent d’amortir l’investissement en TI, c’est vrai : au lieu de payer un gros montant au départ pour acquérir des composantes matérielles ou logicielles, le prix est désormais fixe et habituellement prévisible, soit par utilisateur, soit par volume d’utilisation.

En plus des coûts d’acquisition, une entreprise peut également épargner en termes de main d’œuvre, puisqu’il n’y a plus d’installation et puisque le fournisseur de services cloud se charge des mises à jour et autres opérations du genre.

Mais il convient de bien faire ses calculs ; sur le moyen ou long terme, la solution infonuagique n’est pas nécessairement la plus économique.

La sécurité

En cette ère où la sécurité informatique est si primordiale, peut-on vraiment toujours être certain que les données qui se retrouvent dans le nuage sont bien protégées ? Après tout, les « menaces » sont nombreuses et les « exploits » de pirates occupent régulièrement les grands titres des nouvelles.

Avoir un totale confiance en un fournisseur de technologies cloud est donc véritablement crucial. Il faut savoir qu’il existe des standards de meilleures pratiques à rechercher chez les fournisseurs potentiels. Il est par ailleurs possible de consulter des sites d’évaluation de technologies cloud telles que Chekkt, qui répertorie plus de 3 000 outils technologiques d’affaires et les classe par satisfaction et commentaires des utilisateurs.

Le support

Puisque le support et la maintenance ne sont plus assurés à l’interne, c’est plus que jamais important d’obtenir un plan de support le plus complet possible de la part du fournisseur, idéalement 24 heures/7 jours !

Le temps total d’indisponibilité garanti devrait également être le plus bas possible, de l’ordre de 0,01 %.

La période d’essai

Avant de conclure une entente avec un fournisseur de services cloud, il est toujours préférable d’obtenir une période d’essai gratuit et/ou de tester avec un projet pilote.

L’essai permet non seulement d’expérimenter avec l’outil, mais également de mieux cibler les besoins et d’avoir une meilleure idée du niveau de service recherché.

La fonctionnalité d’export

Dans le pire des scénarios, l’implantation d’une solution cloud peut ne pas fonctionner. C’est pourquoi tout fournisseur devrait permettre une manière accessible d’exporter les données afin de les rapatrier localement. Cette fonctionnalité pourrait de plus s’avérer très utile dans le cas où le fournisseur cesserait ses activités.

Tout compte fait, mis à part certaines exceptions, les avantages de migrer vers les technologies cloud surpassent souvent les inconvénients. Mais comme toujours lorsqu’on traite de données et de processus d’affaires, la diligence demeure requise !

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Cette entrée a été publiée dans Méthodes et bonnes pratiques
par Karl Delagrange.
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