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dans « Brèves technos »,
 14 septembre 2020

Projet Natick hors de l’eau

Project Natick.

Project Natick. © Microsoft.

En 2014, à la recherche de nouveaux moyens d’étendre la capacité de son nuage tout en étant plus “vert” et écoénergétique, Microsoft avait lancé Natick, un projet qui visait à étudier la possibilité d’immerger une ferme de serveurs. Les principaux bénéfices attendus étaient un refroidissement à l’eau sans limites et la possibilité d’explorer des sources d’énergie renouvelable, comme les éoliennes en mer ou encore l’exploitation de la force des courants marins, des marées ou des vagues. Aussi, à travers la planète, la plus grande partie de la population vit à moins de 200 km de la mer ou d’un océan, et plus le centre de données est proche de ses clients, plus le signal est rapide entre eux et le cloud. Après deux ans d’expérimentions avec un centre de données immergé au large de l’Écosse, près des îles Orcades, Microsoft a annoncé que le projet Natick était un franc succès. Récupéré au fond de la mer du Nord, le conteneur étanche abritant les serveurs était couvert d’algues, de balanes et d’anémones de mer. Une fois nettoyé et ouvert, il a révélé un environnement tout à fait intact. L’ensemble de l’expérience a permis de découvrir que les serveurs d’un centre de données sous-marin sont huit fois plus fiables que ceux de la terre ferme, pour des raisons qu’il reste cependant à établir avec certitude. L’équipe émet l’hypothèse que l’atmosphère faite d’azote, qui est moins corrosif que l’oxygène, et l’absence de personnes pour heurter et bousculer les composants, sont les principales raisons de cette différence.

Project Natick.

YouTube, “Microsoft reveals findings from Project Natick, its experimental undersea datacenter.”

Microsoft, John Roach, “Microsoft finds underwater datacenters are reliable, practical and use energy sustainably.”

 

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