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Récap techno de la semaine - № 208 - Stadia, Jetson Nano, Doodle musical, Speeder et Rebirth

Google Stadia

Google Stadia console controller.

Contrôleur de jeu Stadia. © Google.

Google a présenté lors de la Game Developers Conference, non pas une console de jeux, mais son service de jeu en ligne Stadia, accompagné d’un contrôleur de jeu optionnel. Avec Stadia, qui est basé sur Project Stream, le jeu s’exécute sur les serveurs de Google et vous recevez le flux vidéo via Internet.

Google promet une résolution pouvant atteindre 4 K HDR à 60 images par seconde, en partie grâce à des processeurs graphiques AMD spécialisés sur ses serveurs infonuagiques. On sait aussi que le service est en quelque sorte une surcouche à YouTube, ce qui vous donne une idée de ce que vous pourrez obtenir avec Stadia. Si vous pouvez visionner de façon fluide des vidéos 4K sur YouTube, il en sera sans doute de même pour jouer en diffusion directe 4 K.

Il est possible de jouer sur une grande variété d’appareils : télévision (via Chromecast), téléphone, tablette et ordinateur (avec le navigateur Chrome) et il est par exemple possible de reprendre sur PC une partie démarrée sur son téléphone. Aussi, le joueur peut facilement diffuser en direct sur YouTube et il peut partager une partie en cours avec des amis qui peuvent reprendre le jeu là où il a été laissé, ce qui est une fonctionnalité inédite. Stadia peut fonctionner avec les contrôleurs de jeu existants, mais Google propose son propre contrôleur, qui ressemble au Dualshock de Sony, avec des boutons pour diffuser sur YouTube et demander l’aide via Google Assistant. Le contrôleur sans fil se connecte directement au service Stadia via Wi-Fi.

Google n’a rien dit du prix du service ni comment se partageraient les revenus avec les éditeurs de jeux. Stadia devrait être disponible à la fin de l’année, en premier lieu aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Europe. Bien sûr, votre expérience en tant que joueur restera conditionnée par votre bande passante et par la distance avec les serveurs de Google (latence). Il n’y a pas de miracles.

Aussi, Google lance sa division de développement de jeux, baptisée Stadia Games, qui est dirigée par la nouvelle vice-présidente de Google, Jade Raymond, ancienne d’Electronic Arts et d’Ubisoft Montréal.

Ars Technica, “Google jumps into gaming with Google Stadia streaming service, coming ‘in 2019’.”

Kotaku, “Google Unveils Gaming Platform Stadia, a competitor to Xbox, PlayStation and PC.”

 

Jetson Nano

Jetson Nano.

Jetson Nano. © Nvidia.

Nvidia vient de lancer un nouveau nano-ordinateur monocarte dédié aux applications d’intelligence artificielle qui est proposé à un prix très attractif : 99 USD. Le Jetson Nano est un ordinateur très puissant (472 gigaflops) qui vous permet d’exécuter plusieurs réseaux neuronaux en parallèle pour des applications telles que la classification d’images, la détection d’objets, le traitement de la parole, etc. Le tout dans une plate-forme facile à utiliser et économe en énergie : seulement 5 watts. Côté matériel, on trouve un CPU quadricœur Cortex-A57 MPCore, un GPU Nvidia Maxwell 128 cœurs, 4 Go de mémoire LPDDR4 et 16 Go de stockage eMMC. Côté logiciel, il vous faut installer le JetPack SDK via une carte MicroSD (non fournie), qui inclut une version desktop d’Ubuntu pleinement utilisable. La carte est équipée d’un port gigabit Ethernet, mais ne dispose pas de capacités de communication sans-fil. Si vous avez besoin de Wi-Fi, vous pouvez connecter via USB un adaptateur Wi-Fi tel que l’Edimax AC450.

Pour utiliser le Jetson Nano, il vous faut un clavier et une souris USB, un moniteur HDMI ou DisplayPort, une alimentation micro-USB (5 V, 2 A) et une carte MicroSD UHS-1 d’au moins 16 Go pour héberger l’image du système d’exploitation. Le JetPack SDK offre plusieurs outils utiles comme la bibliothèque Jetson GPIO Python, et de nombreux frameworks d’IA comme TensorFlow, PyTorch, Caffe et MXNet sont supportés. Le Jetson Nano est compatible avec de nombreux capteurs et périphériques du marché, y compris ceux d’Adafruit et de Raspberry Pi.

Nvidia Developper, “Jetson Nano Developer Kit.”

Hackaday, “Hands-on: New Nvidia Jetson Nano is more power in a smaller form factor.”

 

Doodle à la sauce IA

Google Doodle.

Doodle. © Google.

Pour célébrer la naissance du compositeur et musicien Jean-Sébastien Bach le 21 mars 1685, Google a créé son premier Doodle ayant recours aux technologies de l’intelligence artificielle. Conçu en partenariat avec les équipes de Google Magenta et de Google PAIR, le Doodle offre une charmante expérience interactive qui encourage l’utilisateur à composer une mélodie simple sur deux mesures. Ensuite, il suffit de cliquer sur un bouton pour obtenir une harmonisation digne du Cantor de Leipzig. Derrière cette magie, il y a bien sûr de l’apprentissage machine. Un modèle baptisé Coconet, créé par Google Magenta, a été formé avec les harmonisations de 306 chorals de Bach. Le processus d’harmonisation à quatre voix (soprano, alto, ténor et basse) s’effectue dans le navigateur grâce à Tensorflow.js. Toutefois, dans les cas où l’ordinateur ou l’appareil n’est pas assez puissant pour exécuter le Doodle en utilisant TensorFlow.js, le modèle est exécuté sur Google Cloud avec les nouvelles Tensor Processing Units (TPU).

Jouez avec le Doodle ici. Petit truc : si vous cliquez sur l’amplificateur situé à droite, vous obtiendrez un résultat plus « années 80 ».

Google Magenta, “Coconet: the ML model behind today’s Bach Doodle.”

Google Blog, “Honoring J.S. Bach with our first AI-powered Doodle.”

 

Moto volante

Speeder.

Speeder. © JetPack Aviation.

JetPack Aviation vous propose de précommander sa moto volante baptisée Speeder et promet une livraison l’année prochaine. L’appareil, équipé de quatre turboréacteurs, d’un système de stabilisation et d’un système de détection de collisions, pourrait atteindre une altitude de 4 500 m et une vitesse de pointe de 240 km/h. Une version « grand public », qui ne nécessiterait pas de licence de pilote selon le fabricant, est proposée à 380 000 USD. Elle vient accompagnée d’un entraînement, d’une combinaison de vol personnalisée, d’un casque et d’un t-shirt gratuit... Mais c’est quand même beaucoup d’argent pour un véhicule dont le temps de vol serait de 10 à 20 minutes. Pour l’instant, l’entreprise ne prévoit d’en construire qu’une vingtaine, car elle concentre l’essentiel de son attention sur les applications destinées aux armées et services d’urgence. Vous pouvez précommander cette merveille volante ici.

TNW, “Futuristic hover bike promises 15,000 foot climbs and 150 MPH top speed (and you can pre-order it now).”

 

Rebirth

Rebirth.

Rebirth. © Quixel.

Lors de son show annuel GDC, Epic Games a montré des démos dont ce court film, intitulé Rebirth, qui illustre les capacités photoréalistes du moteur Unreal Engine. Il a été réalisé par Quixel, qui commercialise des centaines d’assets 2 et 3D, dont certains ont été utilisés dans la conception du film pour créer des paysages inspirés de l’Islande. Epic indique que seulement trois artistes ont travaillé sur le court métrage, utilisant une version non modifiée d’Unreal 4.22.

The Verge, “Epic’s stunning new Unreal demos show off high-end ray tracing and photorealism.”

 

Cette entrée a été publiée dans Récap de la semaine
par Laurent Gloaguen.
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