Récap de la semaine : Sedric, bit atomique, Google Cloud à Montréal, maison imprimée et Nokia Poutine

Véhicule autonome Sedric

Autonomous vehicle Sedric.

Véhicule autonome Sedric. © Volkswagen Group.

Le groupe Volkswagen a présenté au Salon de l’auto de Genève sa vision du véhicule autonome avec le prototype Sedric (self-driving car). Le véhicule n’est pas censé être conduit par un humain et ne dispose d’aucun volant ou autre commande de pilotage. Ce concept tout-électrique est censé fonctionner en autonomie complète de niveau 5 (barème OICA), ce qui signifie que le système n’a besoin d’aucune intervention humaine pour effectuer sa mission. Vous appelez Sedric en appuyant sur le bouton d’une télécommande, le véhicule vous rejoint et vous transporte où vous le désirez. L’habitacle mise sur l’élégance et le confort, avec une touche originale : un mini-jardin de plantes vertes sur la lunette arrière. Johann Jungwirth, directeur numérique en chef de Volkswagen, estime que l’entreprise deviendra l’un des principaux fournisseurs de mobilité d’ici 2025 et « deviendra en partie une entreprise de logiciels et de services ». Ce qui est sûr, c’est que Volkswagen fait beaucoup pour effacer le souvenir du « dieselgate ».

Ars Technica, “Volkswagen unveils Sedric, its first fully autonomous vehicle.”

Volkswagen Group, “Discover Sedric.”

 

Google Cloud s’installe à Montréal

Google Datacentre.

Datacentre. © Google.

Google Cloud Platform Regions.

Régions Google Cloud Platform. © Google.

Aujourd’hui, à la conférence Google Cloud Next à San Francisco, la société a annoncé trois nouvelles régions pour sa plate-forme Google Cloud : les Pays-Bas, Montréal et la Californie. Ces implantations vont offrir un plus large choix aux utilisateurs pour qui de nouvelles infrastructures locales peuvent réduire la latence ou répondre à des impératifs réglementaires. Google prévoit toujours d’ajouter Sao Paulo, Hamina (Finlande), Francfort, Londres, Bombay, Singapour et Sydney à l’avenir. L’année dernière, la société avait ajouté Tokyo et l’Oregon à sa liste de régions. Aujourd’hui, cette adjonction amène le nombre total de régions opérationnelles à 8. Azure de Microsoft compte 34 régions dans le monde, dont deux nouvelles en Corée. Avec les implantations d’OVH, d’IBM et récemment d’Amazon, Montréal se place en tête de file sur le marché des centres de données, en grande partie grâce à ses avantageux tarifs d’électricité. En moyenne, le kilowatt/h industriel coûte 5,17 cents au Québec contre 13 cents en Ontario. Google dit avoir été également séduit par la florissante activité autour des sciences et des technologies de l’information dans la métropole québécoise.

Canadian Business, “Why Google built its first Canadian cloud computing facility in Montreal.”

 

Stocker un bit sur un atome

Stocker un bit sur un atome.

Atome d’holmium sur un support d’oxyde de magnésium, au contact d’un senseur constitué d'un atome de fer. © IBS/IBM.

En 2012, IBM avait réussi la performance de stocker un bit (valeur 0 ou 1) sur 12 atomes. Aujourd’hui, stocker un bit sur un atome unique est possible. La recherche d’IBM a en effet atteint la limite ultime du stockage sur média magnétique. Un article dans la revue Nature détaille l’exploit : en guise de démonstration, l’équipe de chercheurs a réussi à construire un système constitué de 2 atomes d’holmium, placés sur un support d’oxyde de magnésium, permettant d’écrire et lire les 4 états possibles (00, 01, 10, 00). Avec une telle technologie de stockage atomique, il serait possible de mettre l’ensemble de la bibliothèque iTunes (35 millions de titres) sur la surface d’une carte de crédit. Sur les supports magnétiques actuels, il faut environ 100 000 atomes pour stocker un bit.

La loi de Moore prévoyait que la quantité de données qui peuvent être stockées sur un processeur doublerait tous les 18 mois et c’est ce que l’on a observé pendant des décennies. Cependant, à mesure que les processeurs deviennent de plus en plus miniaturisés, plus on approche l’échelle atomique, plus on constate l’apparition d’effets quantiques perturbateurs. Fait intéressant, les atomes d’holmium semblent échapper à ce sort, pour des raisons encore inconnues. Ces atomes peuvent être rangés de façon très rapprochée les uns des autres sans perturbations quantiques, ce qui permettrait d’atteindre une extraordinaire densité de stockage.

Nature, “Reading and writing single-atom magnets.”

Phys.org, “IBM researchers create world’s smallest magnet.”

 

Maison économique imprimée en 3D

Maison imprimée.

Maison imprimée. © Apir Cor.

Avec cette maison imprimée en 3D sur l’aire de tests d’une fabrique de béton cellulaire, située à Stoupino (ville à une centaine de kilomètres au sud de Moscou), on peut mieux appréhender comment la fabrication additive pourrait assez rapidement révolutionner certains secteurs de la construction. Fruit de la collaboration entre les entreprises Apis Cor (impression 3D) et PIK Group (leader du secteur de la construction résidentielle en Russie), imprimée en 24 heures, la maison reste de taille modeste (400 pi2, 38 m2). Et si l’imprimante se charge de la structure en béton, il reste nombre d’opérations traditionnelles à réaliser (isolation, pose du toit, des portes et fenêtres, finis de surfaces, plomberie, électricité, etc.) Toutefois, l’ensemble n’aura coûté que 10 130 USD à fabriquer, la plus grosse part du budget (3 550 $) étant dévolue aux portes et fenêtres. Ce qui représente un coût de construction au mètre carré de 223 $, bien inférieur aux méthodes traditionnelles (-70 % par rapport à une construction classique béton armé et parpaings de ciment). On appréciera aussi la rapidité d’exécution et les possibilités architecturales devenues abordables (comme ici des murs courbés).

Apis Cor, “The first on-site house has been printed in Russia.”

Washington Post, “This start-up will 3D print your house…for $10K.”

 

Nokia 3310 Supremo Bling

Nokia 3310 ‘Supremo Putin’.

Nokia 3310 Supremo Putin. © Caviar.

Au salon de Barcelone, la grande nouvelle a bien sûr été la renaissance du mythique Nokia 3310. L’entreprise russe Caviar, bien connue pour ses téléphones extravagants, surfe sur la vague en vous proposant la version Supremo Putin du 3310. « Le retour du téléphone culte de Nokia n’est pas passé inaperçu auprès des designers de Caviar qui, immédiatement après la sortie de l’information sur la nouvelle édition du modèle 3310, ont présenté leur propre version de ce téléphone, ornée d’or, ce qui lui donne le luxe, le style et le caractère vraiment russe. » L’appareil comporte un grand portait en relief du président russe, une citation de l’hymne national sur une plaque dorée, le tout sur un élégant fond guilloché de couleur gris anthracite. La touche principale sur la face avant est dorée et comporte les armes de l’État russe. Le tout est proposé pour la modique somme de 99 000 RUB (soit 2286 CAD ou 1703 USD au cours du jour). Le prix public du Nokia 3110 est de 49 EUR (69,5 CAD). La version Supremo Putin est donc 33 fois plus chère. Coco Chanel avait déclaré que le luxe n’est pas le contraire de la pauvreté, mais celui de la vulgarité. Autres temps, autres mœurs, le luxe d’aujourd’hui est devenu le bling-bling d’hier.

Caviar, “Caviar Nokia 3310.”

The Register, “Nokia 3310 ‘Supremo Putin’ edition goes on sale in Russia.”

 

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Cette entrée a été publiée dans Récap de la semaine
par Laurent Gloaguen.
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