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Google IO 2015, nos commentaires

En fin de semaine dernière s’est déroulée sur deux jours, à San Francisco, l’événement Google IO version 2015. Voici ce qui a particulièrement attiré notre attention.

En fin de semaine dernière s’est déroulée sur deux jours, à San Francisco, l’événement Google IO version 2015. Voici ce qui a particulièrement attiré notre attention :

Android M : c’est pour bientôt ! 

Les permissions

Aujourd’hui lorsque vous installez une application Android vous avez le choix entre : 

  • soit  accepter en bloc toute la liste des permissions (et on peut s’étonner qu’une application de réclame votre GPS)
  • soit de ne pas installer l’application....du tout !

sympa le choix...

C’est maintenant de l’histoire ancienne ! L’utilisateur va pouvoir choisir ce qu’il accepte ou non. Bonne idée, mais cela risque de me compliquer la vie, me direz-vous ? Pas tant que ça en fait, les demandes d’autorisation (permissions) se font lorsque c’est nécessaire.

Ainsi, l’utilisateur comprend très bien le lien entre ce qu’il est en train de faire et la permission qui lui est demandée Si on se place maintenant du côté développement, cela aura un coût.

En effet, de nouveaux cas de figures seront à gérer au niveau du développement logiciel : que doit-on faire lorsqu’une application de réalité augmentée n’a pas l’autorisation d’utiliser le périphérique « caméra » ? 

Sur le papier donc cette fonctionnalité est très alléchante, mais l’avenir nous dira si les futurs applications appliqueront correctement ce modèle.

Web App et Cross platform

L’utilisation des WebView (HTML) dans les applications natives est une tendance bien installée. Et cet engouement se comprend très bien. Imaginez que vous avez besoin de développer une application mobile (pourtant simple) et que l’on vous annonce qu’il faudra faire le travail deux fois ! Une fois pour Android, et une fois pour IOS. Allez-vous payez deux fois pour la même chose ? Vous serez donc probablement heureux d’apprendre que ce surcoût pourrait être très nettement réduit si la majorité de l'IU est en fait un assemblage de technologies « HTML5/CSS/JQuery-Mobile,... » Dans ce cas, le même développement pourra servir pour IOS et Android.... et probablement même pour une partie de votre site web.

Il y a évidement un compromis à faire avec la performance, mais cela reste une solution très avantageuse pour de « petites app ». 

Dans cet esprit cross-platform, on notera donc :

  • « Chrome Custom Tab » une API d’Android-M qui avance facilite un peu plus le travail des développeurs pour l’intégration des WebView.
  • « Polymer 1.0 » une librairie qui permet de faciliter le développement « HTML/CSS/Javascript ».
  • On notera également une unification des « clouds messaging » et des « push Notifications services » entre IOS et Android.

Android Pay

Passera, passera pas ?

Voila un bon moment que l’on en parle, et force est de constater que les choses n’ont pas beaucoup bougé pour l’instant. Nous avons vu apparaître le NFC sur de nombreux appareils mais son utilisation est encore rare.

Cette année Google, proposera donc une nouvelle API pour le paiement:

  • « Simple » : l’application de paiement démarre toute seule (fait partie de l’OS)
  • « Libre » : on peut choisir sa banque
  • « Sécuritaire » : le numéro de la carte est masqué et l’empreinte digitale (devenue un standard dans Android M) est utilisée.

Ceci étant dit, le paiement par mobile soulève encore de nombreux débats, et de nombreux bras de fer entre les protagonistes, Pas évident qu’en 2016 vous paierez votre bière avec votre téléphone !

Un smart phone, de plus en plus smart

Google a, selon Sundar Pichai, fait cette année une grosse avancée dans le domaine de l’intelligence artificielle et du « machine-learning ». À l’aide d’une technologie basée sur les réseaux neuronaux, les réponses deviennent maintenant de plus en plus adaptées et précises.

Par ailleurs le contexte lié à une question, tel que, la position GPS, l’heure, le type d’application en cours, l’historique, font maintenant partie intégrante des informations utilisées par Google pour répondre à une requête.

Concrètement, grâce au « Now on Tap », un simple clic sur le bouton « HOME » du téléphone lance rapidement des recherches «contextuelles».

Par impossible donc que vous ayez des résultats différent lundi soir au bureau, ou dimanche matin sur la plage.

Doze = deux fois plus d'autonomie

Android M intègre une gestion plus intelligente de l’énergie qui offrirait une autonomie deux fois plus longue selon les tests réalisés sur un Nexus. Mais la nouveauté réside aussi dans l’apparition d’un nouveau connecteur USB (réversible) capable de supporter des charges importantes (jusqu’à 60W! d’après les spécification USB Power Delivery 2.0.)

Bonne nouvelle donc, votre téléphone durerait plus longtemps et se chargerait plus vite. Mauvaise nouvelle par contre, vous pourrez probablement mettre vos anciens câbles, et adaptateurs à la poubelle.

Internet of Things et Wearable

Un écran toujours allumé

Avec « Always ON », l’écran de la montre reste allumé tout le temps ! Cela vous semble assez naturel de ne pas voir les aiguilles de votre montre mécanique disparaître ? Et bien la même logique a été appliquée dans le monde du « smart ». Il s’agira donc pour le constructeur de faire un écran qui ne s’éteint pas, et qui ne consomme rien. Il s’agit en fait de quelque chose de très similaire aux actuels écrans des liseuses-électroniques (LCD-bistables ou E-Ink).

Brillo : un Android spécifique pour l’embarqué

C’est assez étonnant comme l’histoire se répète. Je me souviens encore de l’époque ou Android 1.0 avait été annoncé comme un « mini Linux-based System » capable d’être porté dans de petits systèmes embarqués (en particulier, les téléphones).

Sept ans plus tard, poussés par le marché, les téléphones sont devenus super puissants autorisant Android a être de plus en plus « lourd ». Retour aux sources donc pour Google, avec Brillo, qui tournerait avec à peine 32MB de RAM. Cela dit, on en sait pas beaucoup plus sur les prérequis matériels (ex : faut-il avoir une MMU ? Y-a-t-il des restrictions sur le type CPU ?) et puis surtout... quel est le gain par rapport aux solutions actuels ?

S’agit-il d’une façon habile pour Google de placer Weave, leur système d’interconnections d’objets connectés ?

Google MAP hors ligne !

Cela fait longtemps qu’on l’attendait ! Enfin! Google Map « cache » maintenant correctement ses cartes et il devient même possible de faire des recherches sans connexion internet. Finis donc ces moments de solitude, au milieu d’un autoroute déserte, où tout ce qu’on voit c’est 4 pixels flous, faute de connexion internet.

Fini ces moments, ou sortant d’un camping en pleine nature, on cherche le parking d’un mac-do pour récupérer une carte avant de repartir. Bon, j’avoue, il y a peut-être un peu de vécu ici...

Android Studio V1.3

 

Pour ceux qui ont déjà eu le plaisir de goûter à Android Studio V1.0 (l’outil natif de développement Android), sachez, que les améliorations continuent de s’enchaîner à toute vitesse !

Voici les points importants de cette nouvelle version :

  • Support C++/C NDK developping and debug natively
  • Build gradle plus rapide
  • Nouveau memory profiler
  • Cloud Test Lab, qui permet de tester sur tous les téléphones du marché (avec retour sous forme de fichiers vidéos et logs)

Lien vers l’intégralité la key note (2h): https://www.youtube.com/watch?v=7V-fIGMDsmE

Cette entrée a été publiée dans Culture geek
par Jan D’Orgeville.
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